Sur le territoire de la commune d'Écoche, plus de vingt croix de chemin (parfois dénommées calvaires) marquent l'espace, témoins d'une époque où le catholicisme était très vivace.

La plus ancienne se trouverait au centre du cimetière ; elle fut installée ici au moment de la construction de celui-ci mais existait auparavant auprès de l'église ancienne ; elle fut érigée en 1801 (ci-dessous imag 1). La plus récente fut érigée par Léon Verchère en 1947 à Fillon ; elle est aujourd'hui en assez piteux état (ci-dessous image 2). Beaucoup datent des années 1860-1880. La plus belle est celle du Crêt Loup qui a été re-sculptée et re-bénie en 1990 (ci-dessous image 3). Celle de Laval est également originale par sa forme ; elle date de 1873 (photo 4)



L'histoire récente de la croix de la Font Charbonnier est assez significative du devenir du petit patrimoine.

 

Avant 1960, la croix, érigée au XIXème siècle, était en pierre granitique ; en-dessous du socle se trouvait une fontaine ; elle était au bord d'un chemin forestier qui permettait d'aller à pied du Crêt Loup à Fontimpe ; autour quelques modestes et rudimentaires croix de bois taillées dans une branche pouvaient encore se voir, déposées par quelques passants.

Dans la fin de la décennie 1960, les communes d'Écoche et de Mars engagent des travaux pour capter la source ; la croix risque de disparaître mais quelques personnes âgées s'en inquiètent ; bien que cassée elle est déplacée de quelques mètres ; on refait le haut du fut de la croix en ciment et la fontaine disparaît.

Elle subsiste donc comme témoin d'une époque mais fortement abimée. A côté, le croquis sommaire donne une idée de la Font Charbonnier en 1965



Pour les rogations, processions catholiques pendant trois jours (avant l'ascension), chaque fois vers une croix différente ; ci-dessous les trois croix des rogations.

La croix de Vatron

La croix de Barnay

La croix de la place (déplacée)


 

1867 : une croix légèrement différente ; la colonne ronde est-elle un réemploi?

La croix en fer a quant à elle, étéchangée plusieurs fois pour s'être brisée.


A La Quichère, l'arbre est si près...



La croix du cret-loup.

Sur le bras est inscrit "croix de Saint Christophe.

Sur le pied avant, un magnifique ostensoir est gravé et à l'arrière la date de 1826 suivie des initiales de ceux qui l'avaient alors érigée.


En-dessous, à gauche la même croix en 1975, avant sa restauration ; le sculpteur de 1990 a fait disparaître à l'arrière le sacré coeur, pourtant typique de la religiosité de la Restauration....



La croix du Crot des bois date de 1946 ; elle a été érigée par un prisonnier de guerre de retour au pays (après un voeu)



 

Cette croix possède également gravé, mais en son centre, un ostensoir.

Située aujourd'hui sur le chemin de Ridevet après un déplacement dans les années 1930, elle avait initialement été érigée par la famille Morel à Berthillot au XIXème siècle.

 

 

Sur la croix du But (ci-dessous) l'ostensoir semble de même facture -mais le premier est en entaille, le second en bas-relief.

 

Deux croix sans doute de la même époque...


Voici une vraie "croix de chemins" située loin du bourg, sur le chemin tendant de la croix de la Fin à Haut Berthillot, en direction de Coublanc. Chemin avec vue sur Arcinges, Mars, Villers, Roanne, etc.

 

Parfois certaines croix disparaissent comme ici, le long de la "route de Fonteret" un peu avant d'arriver à la route d'Arcinges (à gauche en montant au-dessus du hameau)


Sur cette croix située au carrefour de la route du Cergne et de la montée des scieries à Juin, on lit JNR, soit Jésus de Nazareth Roi. Et non INRI, inscription plus courante.

Comment interpréter cette omission du mot "des Juifs"?